Que faire avant d’essayer d’avoir un bébé ?

Carnet et tasse dans une ambiance douce pour préparer un projet de grossesse

Lorsqu’un projet de grossesse commence à se dessiner, certaines démarches peuvent être entreprises avant même l’arrêt de la contraception. L’objectif n’est pas de tout contrôler, mais de préparer la grossesse, de faire le point sur sa santé et d’identifier les précautions adaptées à sa situation.

Ce qu’il faut retenir

Avant d’essayer d’avoir un bébé, il est notamment recommandé de :

  • prendre rendez-vous avec un médecin ou une sage-femme ;
  • parler de ses antécédents médicaux et de ses traitements ;
  • vérifier ses vaccinations ;
  • demander une prescription de vitamine B9 ;
  • arrêter l’alcool dès le projet de grossesse ;
  • demander de l’aide pour arrêter ou réduire le tabac ;
  • adopter progressivement une alimentation variée et équilibrée.

Ces recommandations sont générales. Elles doivent être adaptées à chaque personne avec un professionnel de santé.

Prendre rendez-vous avant la grossesse

Femme préparant un rendez-vous préconceptionnel dans un agenda

Il est possible de consulter un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme avant d’essayer de concevoir un enfant. Cette consultation est appelée consultation préconceptionnelle.

Elle permet notamment de faire le point sur :

  • les antécédents médicaux et familiaux ;
  • les grossesses précédentes ;
  • les traitements en cours ;
  • les vaccinations ;
  • les habitudes de vie ;
  • les éventuelles expositions professionnelles ;
  • les questions ou inquiétudes liées au projet de grossesse.

Cette consultation est particulièrement importante en cas de maladie chronique, de traitement régulier, de grossesse précédente compliquée ou d’antécédents familiaux particuliers.

Parler de ses traitements

Certains médicaments peuvent nécessiter une adaptation avant ou pendant la grossesse. Il est donc important de signaler son projet de grossesse à son médecin, à sa sage-femme et à son pharmacien.

Cela concerne :

  • les médicaments prescrits ;
  • les médicaments disponibles sans ordonnance ;
  • les compléments alimentaires ;
  • les produits à base de plantes ;
  • les huiles essentielles ;
  • les traitements pris occasionnellement.

Il ne faut pas arrêter seule un traitement important. L’arrêt brutal d’un médicament peut parfois être plus risqué que sa poursuite. Seul un professionnel connaissant la situation médicale peut décider de le maintenir, de le modifier ou de le remplacer.

Faire le point sur les vaccinations

Certaines infections peuvent avoir des conséquences importantes pendant une grossesse. La consultation préconceptionnelle permet de vérifier les vaccinations et, lorsque cela est nécessaire, l’immunité contre certaines maladies.

Certains vaccins doivent idéalement être réalisés avant la grossesse. Leur nécessité dépend de l’âge, des antécédents, des vaccinations déjà reçues et de la situation médicale.

Le professionnel de santé pourra vérifier le carnet de vaccination et proposer les mises à jour utiles. Il indiquera également le délai à respecter avant de commencer les essais lorsqu’un vaccin le nécessite.

Demander une prescription de vitamine B9

La vitamine B9, également appelée acide folique ou folates, participe au bon développement du système nerveux de l’embryon.

Les recommandations françaises prévoient une supplémentation dès le projet de grossesse, idéalement avant la conception, puis pendant le début de la grossesse.

La dose habituelle dépend de la situation médicale. Certaines femmes ont besoin d’une dose différente en raison de leurs antécédents ou de certains traitements. Il est donc préférable de demander conseil à un médecin ou à une sage-femme plutôt que de choisir seule un complément.

Une alimentation équilibrée reste importante, mais elle ne remplace pas systématiquement la supplémentation prescrite.

Arrêter l’alcool dès le projet de grossesse

Les recommandations françaises préconisent de ne pas consommer d’alcool pendant la grossesse et de s’abstenir dès le projet de grossesse.

Une grossesse peut commencer avant d’être détectée. Il n’existe pas de quantité d’alcool connue comme étant sans risque pour le développement de l’enfant à naître.

En cas de consommation avant d’avoir découvert une grossesse, il ne faut pas rester seule avec son inquiétude. Il est conseillé d’arrêter de consommer et d’en parler sans culpabilité à un médecin ou à une sage-femme.

Demander de l’aide pour le tabac et les autres substances

Le tabac peut avoir des effets sur la fertilité, la grossesse et le développement du bébé. L’arrêt est bénéfique, même s’il intervient peu de temps avant la grossesse ou pendant celle-ci.

Il est possible d’être accompagnée par :

  • un médecin ;
  • une sage-femme ;
  • un pharmacien ;
  • un tabacologue ;
  • Tabac info service.

Le tabagisme du partenaire et l’exposition à la fumée des autres doivent également être pris en compte.

La consommation de cannabis, de drogues ou d’autres substances doit aussi être abordée avec un professionnel de santé. L’objectif n’est pas de juger, mais de proposer un accompagnement adapté et sécurisé.

Adopter progressivement une hygiène de vie équilibrée

Femme préparant un repas simple et équilibré avant une grossesse

Il n’est pas nécessaire de rechercher une alimentation parfaite. Une alimentation variée et équilibrée constitue déjà une bonne base.

Avant la grossesse, il peut être utile de :

  • manger des aliments variés ;
  • consommer régulièrement des fruits et des légumes ;
  • limiter les produits très transformés ;
  • boire principalement de l’eau ;
  • conserver une activité physique adaptée ;
  • prendre soin de son sommeil ;
  • éviter les régimes restrictifs sans suivi médical.

En cas de régime végétarien ou végétalien, de troubles alimentaires, d’allergies, de chirurgie digestive ou de maladie chronique, un avis médical ou diététique peut être utile.

Penser aussi à sa santé mentale

Un projet de grossesse peut susciter de la joie, mais aussi des doutes, de la peur ou une certaine pression.

Il est possible de parler à un professionnel en cas :

  • d’anxiété importante ;
  • de dépression actuelle ou ancienne ;
  • de traitement psychiatrique ;
  • de troubles alimentaires ;
  • de violences ;
  • de difficultés dans le couple ;
  • d’expérience traumatisante liée à une grossesse ou à un accouchement précédent.

Prendre soin de sa santé mentale fait pleinement partie de la préparation d’une grossesse.

Quand demander un avis médical sans attendre ?

Il est préférable de prendre conseil avant les essais en cas :

  • de maladie chronique ;
  • de traitement régulier ;
  • d’antécédent de grossesse compliquée ;
  • de fausses couches répétées ;
  • de maladie génétique personnelle ou familiale ;
  • de règles très irrégulières ou absentes ;
  • de douleurs pelviennes importantes ;
  • de traitement susceptible d’avoir un effet sur la fertilité ou la grossesse ;
  • de difficulté à arrêter l’alcool, le tabac ou d’autres substances.

Cette liste n’est pas exhaustive. Toute inquiétude personnelle peut être abordée avec un médecin ou une sage-femme.

Questions à poser pendant la consultation

Pour préparer le rendez-vous, il peut être utile de noter ses questions :

  • Mes traitements sont-ils compatibles avec un projet de grossesse ?
  • Dois-je faire vérifier mes vaccinations ?
  • Quand dois-je commencer la vitamine B9 ?
  • Certains examens sont-ils nécessaires dans ma situation ?
  • Ma maladie ou mes antécédents nécessitent-ils un suivi particulier ?
  • Dois-je modifier mon alimentation ou mon activité physique ?
  • À quel moment consulter si la grossesse ne débute pas ?

À retenir

Préparer une grossesse ne signifie pas devoir tout faire parfaitement. Quelques démarches simples permettent déjà d’anticiper les principales précautions et de commencer le projet avec davantage de repères.

La consultation préconceptionnelle constitue le meilleur point de départ pour recevoir des recommandations adaptées à sa santé et à son histoire personnelle.


Information importante

Les informations de cet article sont générales et ne remplacent pas une consultation ni les conseils personnalisés d’un médecin, d’une sage-femme ou d’un autre professionnel de santé.

Dernière vérification : juin 2026

Sources

Les informations présentées dans cet article ont été vérifiées à partir des ressources officielles suivantes :

Sources consultées le 10 juin 2026.