1Pourquoi vérifier aussi la santé du partenaire ?
Les difficultés à concevoir peuvent être liées à la femme, à l’homme, aux deux partenaires ou rester sans cause clairement identifiée.
Chez l’homme, la fertilité dépend notamment de la production des spermatozoïdes, de leur mobilité, de leur forme et du bon fonctionnement des voies génitales.
Faire le point tôt permet de repérer un facteur modifiable, d’adapter un traitement ou d’orienter rapidement vers un spécialiste si nécessaire.
Un projet de grossesse se prépare à deux : le bilan ne doit pas reposer uniquement sur la personne qui portera la grossesse.
2Les 3 points à vérifier en priorité
1. Antécédents
Les antécédents médicaux et testiculaires : testicule non descendu, torsion, traumatisme, infection, varicocèle, opération, cancer, chimiothérapie ou radiothérapie.
2. Traitements
Les médicaments et produits utilisés : traitements sur ordonnance, compléments, drogues, testostérone ou stéroïdes anabolisants peuvent parfois réduire la production de spermatozoïdes.
3. Habitudes et expositions
Les habitudes de vie et les expositions : tabac, alcool excessif, surpoids, chaleur importante, solvants, pesticides ou autres produits toxiques peuvent influencer la qualité du sperme.
Il ne faut jamais arrêter seul un traitement : le médecin peut évaluer son effet sur la fertilité et proposer une alternative si nécessaire.
3Quand faut-il consulter ?
Un rendez-vous est conseillé avant les essais en cas d’antécédent testiculaire, de cancer, de chimiothérapie, de radiothérapie, de chirurgie pelvienne ou de maladie génétique.
Il faut aussi consulter en cas de douleur, de masse, de gonflement, de problème sexuel persistant ou de traitement susceptible d’affecter la fertilité.
En cas d’absence de grossesse après les délais habituels, le bilan doit concerner les deux partenaires dès le départ.
En cas de symptôme intense, inhabituel ou inquiétant, demandez rapidement un avis médical.
À retenir
La santé du partenaire fait pleinement partie de la préparation à une grossesse. Les antécédents, les traitements et les habitudes de vie peuvent apporter des informations utiles.
Un avis médical est recommandé en présence d’un facteur de risque ou d’un symptôme. Si un bilan de fertilité devient nécessaire, il doit être réalisé pour les deux partenaires.

