1Pourquoi consulter peut être difficile
Après une naissance, beaucoup de mères hésitent à parler de leur moral.
Elles peuvent avoir peur d’être jugées, de faire peur à l’entourage ou de passer pour une mauvaise mère.
Certaines se disent que c’est seulement la fatigue, que ça va passer ou qu’elles doivent tenir pour le bébé.
Pourtant, consulter tôt peut éviter que la souffrance s’installe et devienne plus lourde à porter.
La santé mentale après l’accouchement mérite autant d’attention que les saignements, la cicatrice ou l’allaitement.
2Consulter ne veut pas dire aller très mal
1. Premier repère
On peut consulter dès que quelque chose devient trop difficile.
2. Deuxième repère
Il n’est pas nécessaire d’attendre une crise, des idées noires ou un épuisement total.
3. Troisième repère
Un rendez-vous peut simplement permettre de faire le point, d’être rassurée, d’organiser du relais ou de repérer un début de dépression ou d’anxiété.
On peut demander de l’aide avant de s’effondrer : c’est même souvent le meilleur moment pour le faire.
3Quand les pensées font peur
Certaines pensées peuvent être très effrayantes après la naissance.
Elles peuvent surgir sans être voulues et concerner la sécurité du bébé, la peur de mal faire ou des images très angoissantes.
Avoir une pensée intrusive ne veut pas dire vouloir agir.
Mais si ces pensées reviennent souvent, provoquent une grande détresse ou donnent peur de passer à l’acte, il faut consulter rapidement.
À retenir
Il faut consulter pour sa santé mentale après l’accouchement dès que la souffrance dure, s’intensifie ou empêche de vivre le quotidien.
Tristesse, anxiété, culpabilité, isolement, fatigue extrême ou difficultés avec le bébé méritent un avis.
Il ne faut pas attendre d’avoir des idées noires pour demander de l’aide.
Idées de se faire du mal, peur de faire du mal ou sensation de ne plus pouvoir tenir nécessitent une aide urgente.
Demander de l’aide est une démarche de soin et de protection, pour vous, votre bébé et votre famille.
