1Reconnaître que l’expérience a compté
Une fausse couche, une grossesse arrêtée, une grossesse extra-utérine, une interruption médicale, une complication grave ou un parcours de fertilité difficile peuvent bouleverser la façon dont on imagine une prochaine grossesse.
L’American College of Obstetricians and Gynecologists rappelle qu’une perte de grossesse peut être vécue comme traumatisante quel que soit le terme auquel elle survient.
Tristesse, colère, peur, jalousie, culpabilité, soulagement ou impression de vide peuvent coexister. Il n’existe pas une réaction correcte ou une durée imposée pour traverser cette période.
Avancer ne veut pas dire oublier ce qui s’est passé. Cela peut simplement vouloir dire retrouver suffisamment de sécurité pour envisager la suite.
2Une fausse couche isolée n’est généralement pas liée à quelque chose que vous avez fait
1. Premier repère
Après une fausse couche, il est fréquent de chercher une explication dans un aliment, un effort, une journée stressante ou un geste du quotidien.
2. Deuxième repère
L’Assurance Maladie indique que la cause d’une fausse couche isolée est rarement recherchée et qu’elle est le plus souvent liée à une anomalie du développement de l’embryon, notamment chromosomique.
3. Troisième repère
Cela ne supprime pas la douleur de l’événement, mais peut aider à alléger une culpabilité qui n’a souvent pas de fondement médical.
Chercher une cause est humain. Mais une fausse couche isolée n’est, dans la grande majorité des situations, pas la conséquence d’un geste banal du quotidien.
3Quand demander un soutien psychologique ?
Vous pouvez demander de l’aide simplement parce que vous en ressentez le besoin : il n’est pas nécessaire d’attendre que la souffrance devienne extrême.
Un soutien est particulièrement utile si la tristesse ou la culpabilité s’installent, si l’anxiété perturbe le sommeil ou le quotidien, si vous évitez tout ce qui rappelle la grossesse ou si vous revivez régulièrement l’événement de manière très pénible.
Votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue peut vous orienter vers un psychologue, un psychiatre, un groupe de soutien ou un dispositif adapté.
À retenir
Après une fausse couche ou une expérience difficile, le projet bébé peut revenir avec davantage de peur et d’ambivalence.
Après une fausse couche isolée, une nouvelle grossesse peut généralement être envisagée une fois la récupération terminée, mais certaines situations nécessitent un délai ou un suivi spécifique.
Vous n’avez pas à choisir entre avancer et reconnaître votre peine : les deux peuvent exister en même temps.
Un accompagnement médical et psychologique peut rendre la reprise du projet plus sécurisante, surtout si la peur prend beaucoup de place.
