1Des émotions fortes après la naissance
Après l’accouchement, beaucoup de mères vivent une période émotionnelle intense.
Le corps récupère, les hormones changent rapidement, le sommeil manque, le bébé demande beaucoup d’attention et le quotidien est bouleversé.
Il est donc fréquent de se sentir plus sensible, plus fragile ou plus facilement submergée.
Mais toutes les difficultés émotionnelles ne se ressemblent pas : certaines sont transitoires, d’autres nécessitent un vrai accompagnement.
Après la naissance, pleurer ne veut pas forcément dire aller mal, mais souffrir seule pendant des jours ne doit jamais être banalisé.
2Qu’est-ce que le baby blues ?
1. Premier repère
Le baby blues est une période de grande sensibilité émotionnelle qui apparaît souvent dans les premiers jours après la naissance.
2. Deuxième repère
Il peut se manifester par des pleurs, de l’irritabilité, des sautes d’humeur, une sensation de vulnérabilité ou des doutes sur sa capacité à s’occuper du bébé.
3. Troisième repère
Il est souvent lié aux changements hormonaux, à la fatigue, à l’accouchement et au choc de la rencontre avec le bébé.
3Quand parler à un professionnel ?
Il faut parler à un professionnel si les pleurs, la tristesse ou l’angoisse durent plus que quelques jours ou deviennent difficiles à supporter.
Il faut aussi consulter si vous ne dormez plus, si vous ne mangez plus, si vous vous isolez, si vous vous sentez incapable de vous occuper du bébé ou si vous avez peur de vos pensées.
Vous pouvez commencer par une sage-femme, un médecin, la PMI, la maternité ou le professionnel qui vous suit.
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’aller très mal pour demander de l’aide.
À retenir
Le baby blues est fréquent, apparaît souvent dans les premiers jours et s’apaise généralement rapidement.
La dépression post-partum dure plus longtemps, s’installe ou s’intensifie, et perturbe le quotidien.
Tristesse persistante, anxiété envahissante, culpabilité forte, perte d’intérêt ou isolement doivent faire demander de l’aide.
Idées noires, peur de faire du mal ou sensation de ne plus pouvoir tenir nécessitent une aide urgente.
La santé mentale post-partum mérite autant d’attention que la récupération physique.
